L'hypertrophie bénigne de la prostate (adénome de la prostate)

Adénome de la prostate – Quels facteurs de risque?

Vers la cinquantaine, et parfois même avant, la prostate de l’homme commence a grossir. Cette hypertrophie naturelle correspond à l’adénome de la prostate, encore appelé hyperplasie bénigne de la prostate (HBP).
Bénigne parce qu’elle n’est pas un cancer. Et hyperplasie parce que c’est le terme médical qui désigne l’augmentation du nombre des cellules dans un tissu ou dans un organe.

L’HBP est la cause la plus fréquente des« grosses prostates »; si un homme vit suffisamment longtemps, il aura certainement un adénome de prostate. C’est une affection bénigne, qui ne dégénère pas en cancer de la prostate bien que les deux maladies puissent coexister chez un même patient.

On ne connaît pas les causes véritables de l’HBP. Une des théories pour l’expliquer suggère que la prostate commence a se développer en raison d’une perturbation de l’équilibre entre la testostérone, l’hormone mâle et les œstrogènes, les hormones femelles, présentes en faible quantité chez l’homme.

La production de Testostérone diminue chez l’homme vieillissant, modifiant le ratio habituel entre testostérone et œstrogènes. Des expérimentations chez l’animal ont montré que ce dérèglement de l’équilibre hormonal entraînait une réaction en chaîne aboutissant à une multiplication cellulaire à l’origine de l’HBP.

D’autres études chez l’animal pointent l’accumulation de la dihydrotestosterone (DHT), un précurseur de la testostérone dans la chaîne de synthèse. Elle stimulerait la division des cellules de la prostate. Les chercheurs soupçonnent également des phénomènes inflammatoires comme pouvant favoriser le développement de l’HBP.

Les facteurs de risque de l’HBP sont l’obésité, le diabète et l’inactivité physique. Les études scientifiques ont démontré qu’une activité physique même modérée diminue le risque de développer une HBP de près de 35%.
Boire de l’alcool semble également minorer le risque de développer une HBP mais pas le risque de ressentir la gêne en relation avec les symptômes du bas appareil urinaire. Il n’est pas démontré que les afro américains ont plus de risque de développer une HBP que la population de race blanche. Les résultats des études épidémiologiques restent équivoques à ce sujet.

Le régime alimentaire semble jouer un rôle important. Plusieurs études ont retrouvéune corrélation entre les habitudes alimentaires occidentales (consommation importante de viande rouge, de sucres et de céréales) et l’hypertrophie de la prostate.

Entre 50% et 60% des hommes présentant une HBP ne présenteront jamais aucun symptômes ni gêne alors que l’existence d’autres homme sera gâchée en raison de la gêne entraînée par les symptômes en relation avec le bas appareil urinaire (SBAU dans les études francophones et dans les études anglophones LUTS= lower urinary tract symptoms) et ces hommes rechercheront un traitement.

En fait l’HBP n’est pas une maladie tant qu’elle n’entraine pas de gêne mictionelle ni d’autres problèmes mécaniques comme le développement de calculs dans la vessie ou des hématuries (sang dans les urines) causées par la rupture de petits vaisseaux sanguins.

Le risque de présenter ces symptômes augmente avec l’âge; la moitié des hommes de plus de 70 ans présentent une gêne en relation avec les symptômes du bas appareil urinaire â un degré plus ou moins important.
Le volume de la prostate n’est pas toujours corrélé â cette gêne : certains hommes présentant de très grosses prostate ne sont jamais gênés alors que d’autres dont la glande est petite le sont. Quand la gêne apparaît, les patients et leurs médecins ont le choix entre plusieurs options thérapeutiques comme des traitements médicamenteux ou plusieurs types d’interventions chirurgicales.

Si l’une de ces options n’est pas efficace, une autre peut l’être. Grace aux progrès techniques et technologiques, les différentes interventions chirurgicales, certaines utilisant des lasers comme le laser chirurgical REVOLIX, sont plus efficaces qu’elles ne l’étaient et font courir peu de risques de complications ou d’effets indésirables.