Cancer du rein

Les facteurs de risques et les signes d’alarme du cancer du rein

Les rares formes familiales se rencontrent chez des patients jeunes, volontiers atteints de tumeurs bilatérales. Le risque familial existe pour la maladie de von Hippel-Lindau et la sclérose tubéreuse de Bourneville.

Y a-t-il des signes d’alarme ?

Les signes classiques (hématuries, douleurs, tumeur) révèlent habituellement des cancers volumineux et évolués.

Pour qu’un saignement colore en rouge les urines pendant toute la miction, souvent accompagné de caillots, donnant le signe classique de l’hématurie totale, il faut que la tumeur développée initialement à partir d’un néphron du parenchyme rénal ait envahi les cavités rénales, calices ou bassinet, et cela survient souvent assez tard dans l’évolution naturelle de la maladie.

Topographie du nephron du rein

De même les douleurs du flanc ou de la fosse lombaire sont le fait d’une nécrose d’une partie d’une volumineuse tumeur ou d’une hémorragie dans la tumeur.

La masse du rein cancéreux est rarement si volumineuse qu’elle soit découverte par le patient lui-même par auto-palpation.
La projection anatomique du rein normal est thoraco-abdominale. Organe postérieur, situé dans la fosse lombaire, le rein sain est habituellement caché derrière l’auvent des dernières côtes et n’est pas palpable lors de l’examen clinique.

Une varicocèle (augmentation de la bourse en relation avec des « varices » des veines du cordon spermatique) d’apparition récente, surtout si elle est située à gauche, doit faire rechercher une tumeur du rein.

Une fièvre au long cours à laquelle un bilan complet ne permet pas de rattacher une origine infectieuse est également un signe relativement tardif.

Comme la polyglobulie (augmentation de la concentration des globules rouges dans le sang = contraire de l’anémie), elle fait craindre un potentiel de diffusion important de la maladie.

Cette fièvre cède avec l’ablation chirurgicale du rein cancéreux et réapparaît avec les récidives métastatiques.