Cancer du rein

Cancer du rein : risques de récidive

Plusieurs facteurs déterminent les taux de récidive des cancers du rein, l’occurrence de formes métastasées, les pronostics de survie ainsi que la fréquence des examens périodiques prescrits par l’urologue. Ceux-ci doivent être maintenus sur le long terme pour détecter et soigner au plus tôt les récidives.

 

Récidive du cancer du rein

Les récidives sont causées par la prolifération de cellules cancéreuses malgré les protocoles de soins. Elle peut être locale avec des nouvelles cellules cancéreuses dans le site initialement touché ou métastasée avec atteinte de zones plus ou moins éloignées de ce site. Cette forme est hélas assez fréquente dans ces cancers avec, après guérison, des risques voisins d’occurrence de 30% correspondant à des risques de récidive de l’ordre de 50%.

 

Facteurs déterminant les taux de survie et de récidive

– Ils sont déterminés par l’urologue après le diagnostic et incluent : les types de cancer, l’étendue et la masse tumorale, la présence ou non de métastases ou d’atteintes ganglionnaires, des facteurs génétiques pouvant conduire à des formes plus agressives ou à une extension aux deux reins, certaines anomalies sanguines, les protocoles de soin et leurs possibles effets secondaires.

– En présence de métastases, ils dépendent notamment du moment de leur manifestation et de la précocité du traitement, du nombre de sites atteint, de leur localisation (ils sont plus élevés en cas d’extension aux poumons que de dissémination au cerveau ou aux os). La durée de survie est d’autant plus courte que le délai entre la survenue des métastases et le traitement initial est bref.

– Cette durée peut être prolongée si toutefois le patient mange peu salé, boit beaucoup, consomme moins de protéines animales et mène un mode de vie actif.

 

Taux de survie et de récidive

– Le cancer du rein reste, pour 40% des patients, la cause de leur décès. Cependant, les thérapies sont plus efficaces en cas de diagnostics précoces et avant présence de métastases. Elles conduisent notamment, au bout de 5 ans, à des taux de survie moyens de 75%, et de 90% pour certaines formes localisés (« à cellules claires »)

– En cas d’ablation partielle ou totale, le taux de récidive locale, reste bien inférieur à 30%. Près de la moitié survient après 1 à 2 ans, près de 90% avant 5 ans et de 5% après 10 ans. Néanmoins, un tiers des patients risque de présenter une récidive sous forme de métastases.

 

Récidives sous formes métastasées

Leurs sites de survenues sont surtout, et dans l’ordre décroissant d’occurrence :

– les poumons qui représentent plus de la moitié des cas de récidives, souvent sans signe évident au départ,

– les os qui constituent entre 15 et 30% des cas, accompagnés de douleurs et de grande fatigue,

– le foie représentant jusqu’à 10% des cas, souvent sans signe précurseur,

– le rein non atteint avec près de 2% des cas,

– le cerveau avec souvent des anomalies du comportement ou des perceptions,

– ou toute autre partie du corps.

Elles conduisent moins fréquemment (que celles non métastasées) à des guérisons totales, mais, ces dernières décennies, la qualité de vie s’est notablement améliorée et les durées de survie ont quasiment triplé.

La situation va encore s’améliorer, notamment au vu des essais prometteurs sur les futurs médicaments censés relancer le système immunitaire (sortes de vaccins anti récidive), ou cibler davantage la tumeur et ses métastases.

 

Importance du suivi médical

Il implique des examens périodiques, prescrits par l’urologue, permettant notamment de détecter de possibles récidives locales ou métastatiques afin de les soigner au plus tôt. Le dossier du patient doit pouvoir passer d’une équipe médicale à une autre.

En cas de risque avéré de récidive, les contrôles incluent des radiographies thoraciques, un scanner annuel thoraco-abdominal annuel (l’image 3D des organes résulte des millions de mesures de densité des tissus traversés, déduites de leur degré d’absorption des rayons X), des scintigraphies osseuses, des dosages biologiques sanguins, la réalisation d’un pet-scan …

Le suivi notamment par scanner et échographie doit être focalisé sur les périodes et sites les plus propices : plusieurs fois par an les 5 premières années et prioritairement sur les organes cités au paragraphe précédent. Malgré des risques réduits après 5 ans, et limités à 5 – 10% après 10 ans, il convient de maintenir des visites annuelles de suivi au-delà de ces périodes.