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Radiotherapie et cancer de la vessie

La radiothérapie dans le cancer de la vessie.

La radiothérapie dans le cancer de la vessie.
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Quelles sont les indications de la radiothérapie dans le cancer de la vessie ?

La radiothérapie est indiquée :

  1. Comme traitement de certaines formes de cancer de la vessie après une chirurgie conservatrice de la vessie comme une résection transurétrale de tumeur de vessie ;
  2. Comme traitement des tumeurs infiltrantes de la vessie chez des patients qui n’ont pas été en état d’être opérés ou qui ont refusé la chirurgie ;
  3. Comme traitement d’attaque dans le cancer de la vessie évolué ;
  4. Comme traitement de certaines conséquences des cancers de la vessie évolués.

La radiothérapie est souvent associée à une chimiothérapie. Les médicaments de chimiothérapie administrés sensibilisent les tissus cibles aux effets d’irradiation. Il s’agit alors d’un protocole radio-chimiothérapie concomitante.

 

Quels sont les modes d’administration de la radiothérapie ?

Dans le cancer de la vessie, les rayons X sont délivrés sous la forme d’une radiothérapie externe.

L’irradiation focalisée sur la tumeur à partir d’une source d’irradiation externe à l’organisme du patient.

Avant l’irradiation proprement dite, le radiothérapeute, à l’aide d’un scanner, va calculer les doses nécessaires et leur mode de fractionnement en multipliant les points d’entrée des rayons de façon à limiter les effets secondaires.

Cette simulation qui prélude à la radiothérapie proprement dite est souvent guidée sur les images de l’imagerie de la vessie en coupes, scanner ou IRM.

Le mode de délivrance de l’irradiation proprement dite ressemble à la prise d’un cliché de radiographie classique, mais l’irradiation délivre une dose de rayons beaucoup plus importante.

L’irradiation proprement dite est indolore. Chaque séance dure quelques minutes, mais la préparation de la séance est plus longue que l’irradiation proprement dite.

Habituellement, l’irradiation est délivrée pendant plusieurs semaines à raison de 5 jours/semaine, mais il peut y avoir des variations selon les habitudes du radiothérapeute.

 

Les effets secondaires possibles de l’irradiation

Les effets secondaires possibles de l’irradiation dépendent des doses administrées et de la localisation anatomique du site irradié.

Il peut s’agir de :

  1. De dermites radiques qui sont l’équivalence de brûlures de la peau ;
  2. De nausées et de vomissements ;
  3. De signes d’irritation vésicale comme des brûlures ou des douleurs au moment de la miction ou le besoin d’aller uriner plus souvent ou la présence de sang dans l’urine ;
  4. Diarrhée ;
  5. Fatigue ;
  6. Diminution des lignées sanguines, avec une fatigue entraînée par l’anémie, des risques hémorragiques plus importants en raison de la diminution du chiffre des plaquettes ou des risques infectieux accentués en raison de la diminution du chiffre des globules blancs.

Ces effets secondaires rétrocèdent en général après la fin du traitement bien que chez certaines personnes ils puissent persister plus longtemps. Par exemple :

Développement de l’incontinence urinaire suite à l‘irradiation de la vessie ;

Cystite radique par altération définitive de la paroi vésicale avec à terme des hématuries ou des mictions douloureuses.

Docteur André-Philippe DAVODY, chirurgien urologue.

Le Dr André Philippe Davody est Chirurgien Urologue, inscrit depuis 1984 au tableau de l’Ordre des Médecins de la ville de Paris, spécialiste en chirurgie générale, en chirurgie urologique ainsi qu’en chirurgie robotique (Da Vinci). Il est également depuis 1999 expert près la Cour Administrative d’Appel de Paris. Depuis 2018, il est agréé par la Cour de Cassation et inscrit sur la liste Nationale des experts.