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Biopsies de la Prostate

Quand les biopsies prostatiques ont retrouvé un cancer de la prostate, le diagnostic est formellement affirmé. Il n’est pas nécessaire de refaire les biopsies pour le confirmer.

De précieuses informations sont également retirées de la connaissance du nombre des biopsies positives par rapport au nombre total des biopsies réalisées, souvent 12, ainsi que de la longueur où le tissus cancéreux est représenté par rapport à la longueur totale de chaque biopsies.

Le score de Gleason

L’une des informations les plus précieuses au plan pronostique est l’estimation du degré de différentiation de la tumeur, appréciée par le score de Gleason dont les valeurs s’étendent sur une échelle de 4 à 10.
Les tumeurs bien différenciées évoluent en règle lentement à l’inverse des tumeurs peu ou indifférenciées (score de Gleason 8 à 10).
Les tumeurs moyennement différenciées ont un pronostic intermédiaire par rapport aux précédentes.

L’antigène prostatique spécifique (PSA)

Tous ces renseignements, corrélés au taux de l’antigène prostatique spécifique (PSA) au moment du diagnostic, aux données du toucher rectal et à l’âge du patient, permettent souvent dès ce stade à l’urologue de porter un pronostic et de suspecter en particulier s’il s’agit d’une forme localisée de cancer prostatique.

S’assurer que le cancer est bien confiné à l’intérieur de la seule prostate et qu’il n’a pas dépassé sa capsule, à fortiori qu’il ne s’est pas étendu à distance vers les ganglions où les os est en effet l’élément critique pour le choix du traitement, en particulier avant 75 ans.

Stades évolutifs du cancer de la prostate

Ce sont en effet ces cancers localisés, intra-capsulaires, diagnostiqués précocement, qui sont accessibles à un traitement curatif, susceptible de guérir le patient.

Stades évolutifs du cancer de la prostate

Stades évolutifs du cancer de la prostate

Le stade T1 représenté ici correspond à un petit cancer de découverte fortuite sur des biopsies motivées par une élévation du taux de PSA.

Le stade T2 correspond à un cancer perceptible au toucher rectal, étendu, touchant les 2 lobes de la prostate, mais restant encore limité à la glande, intra-capsulaire.

Le stade T3 correspond à un cancer localement avancé, franchissant la capsule, envahissant les vésicules séminales.

Le stade T4 correspond à un volumineux cancer fixé, envahissant les organes de voisinage comme le rectum, et ici s’accompagnant de métastases osseuses (au pubis) et ganglionnaires.

D’autres examens complémentaires sont nécessaires pour préciser l’extension de la tumeur.

L’imagerie par résonance magnétique (IRM)

Une radiographie des poumons est de réalisation simple.
L’imagerie par résonance magnétique (IRM) de la prostate est utile pour préciser la topographie de la tumeur, l’état de la capsule prostatique, celui des vésicules séminales et le statut des ganglions pelviens.

Comme avec l’échographie endo-rectale cependant, le cancer peut ne pas être visualisé ou incomplètement par cet examen car il n’existe pas à ce jour d’examen d’imagerie idéal pour l’étude du cancer prostatique.

L’IRM multiparamétrique est aujourd’hui demandée par la plupart des urologues pour le diagnostic et la planification thérapeutique la mieux adaptée du cancer prostatique.

Dans certains cas, notamment quand le PSA au moment du diagnostic est supérieur à 15 ng/ml., une scintigraphie osseuse est nécessaire pour rechercher une dissémination métastatique osseuse.

Le scanner (tomodensitométrie) n’est pas un bon examen pour l’étude du tissu prostatique et les renseignements qu’il peut donner sur l’état des ganglions sont habituellement connus par l’IRM.