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Durant les mois et les années qui suivent un traitement contre le cancer, le patient en rémission ou guéri présente des niveaux d’anxiété très élevés. Le partenaire également particulièrement lorsqu’il s’agit d’un cancer de la prostate.

Ce conjoint, c’est le « patient caché », qui exprime lui aussi une grande souffrance. Des chercheurs de l’hôpital de Leicester (Angleterre) ont procédé à la méta-analyse d’une quarantaine d’études consacrées à la dépression et à l’anxiété chez des patients souffrant d’un cancer et chez leurs partenaires. Plusieurs dizaines de milliers de couples ont été intégrés dans ces recherches.

L’analyse montre d’abord que la dépression affecte de manière importante tant les survivants d’un cancer que le conjoint, sachant que ces symptômes ont tendance à s’estomper après les deux années qui suivent la fin du traitement. En ce qui concerne l’anxiété, les auteurs observent qu’elle persiste beaucoup plus longtemps, intensément, et de manière similaire chez le patient comme chez le conjoint. Ce qui implique la nécessité de renforcer le soutien émotionnel apporté aux familles, en accordant une grande attention aux manifestations d’anxiété.

Source: The Lancet Oncology (www.thelancet.com/journals/lanonc/issue/current)