Le cancer de l’urètre touche le conduit reliant la vessie (et les canaux éjaculateurs, chez l’homme) à l’extérieur. Le traitement du cancer de l’urètre dépend de plusieurs facteurs, dont le type et le stade de la tumeur, ainsi que l’âge du patient. L’impact des traitements sur la qualité de vie varie selon le type de prise en charge et les individus.

 

Cancer de l’urètre : points clés

Le cancer de l’urètre est rare puisqu’il représente moins de 1 % des cancers uro-génitaux. Il peut toucher aussi bien les hommes que les femmes. Chez la femme, l’urètre mesure environ 4 cm et se situe à l’intérieur des lèvres, à l’avant du vagin. Chez l’homme, il mesure environ 20 cm de long et s’étend de la vessie à l’extrémité du pénis, en passant par la prostate.

Les études portant sur le taux d’incidence divergent : certaines affirment que ce type de tumeurs affecte plus les hommes que les femmes, d’autres viennent contredire ces résultats. Cependant, il semblerait que le taux de survie soit étroitement lié à l’âge de l’individu et au stade de la tumeur lors du diagnostic. La majorité des cancers de l’urètre est diagnostiquée après 60 ans. Les risques sont alors augmentés chez les personnes âgées de 60 à 75 ans. Comme pour la majorité des cancers, un diagnostic précoce permet une prise en charge rapide et des chances de survie plus élevées.

 

Symptômes du cancer de l’urètre

La tumeur peut être asymptomatique lorsqu’elle est à un stade précoce. Souvent, les signes cliniques se déclarent lorsque le cancer a déjà évolué.

Les principaux symptômes pouvant faire évoquer la présence d’un cancer de l’urètre sont :

  • des douleurs mictionnelles ;
  • la présence de sang dans les urines ;
  • des difficultés à vidanger la vessie ;
  • une masse visible sur l’urètre.

 

D’autres signes cliniques sont parfois évoqués :

  • une incontinence urinaire ;
  • une urgenturie ou pollakiurie ;
  • une augmentation de taille des ganglions dans l’aine ;
  • un écoulement de l’urètre (parfois sanguinolent) ;
  • une bosse ou un renflement sur le pénis.

 

Cancer de l’urètre : le taux de survie

Le taux de survie pour ce type de cancer est variable selon les individus. Plusieurs facteurs peuvent en effet influer sur les chances de survie, comme le stade et le grade du cancer, la taille de la tumeur, son emplacement, son extension, ainsi que l’état de santé global du patient. Cependant, le cancer de l’urètre est responsable de décès lorsqu’il est découvert à un stade avancé.

 

Traitement du cancer de l’urètre

La prise en charge thérapeutique dépend des caractéristiques de la tumeur. Les options envisagées sont la chirurgie, la radiothérapie, la chimiothérapie, ou la surveillance. La surveillance est parfois recommandée lorsque la tumeur est découverte chez une personne âgée ou chez un individu porteur d’autres pathologies, aggravant son état de santé général.

 

La chirurgie

Ce traitement est l’option la plus fréquemment retenue. Le choix de la technique dépend du siège initial de la tumeur, de sa propagation et de sa taille.

meilleur survie des patients traités par prostatectomie radicale vs surveillance active

En présence d’une tumeur de petite taille, peu invasive, de localisation superficielle, le chirurgien peut envisager :

  • une cystoscopie ;
  • une résection au laser ;
  • une résection transurétrale ;
  • une fulguration (électrocoagulation).

 

En revanche, lorsqu’il s’agit d’un cancer étendu ou d’une tumeur d’un certain volume, la chirurgie est plus invasive. L’intervention consiste alors à inciser la peau. Chez l’homme, une pénectomie (ablation du pénis) partielle ou totale est possible. Il est également parfois nécessaire de retirer la vessie, la prostate et les ganglions lymphatiques lorsqu’ils sont envahis. Chez la femme, la chirurgie peut consister à enlever l’urètre, le vagin, la vessie et les ganglions lymphatiques si la tumeur a envahi ces organes.

L’objectif principal du traitement par chirurgie est toutefois de conserver au maximum les organes génitaux et les fonctions urinaires afin de limiter l’impact sur la qualité de vie des patients. Les gestes très invasifs sont proposés en cas d’envahissement conséquent. Si ce type de chirurgie est nécessaire, il est alors possible d’envisager une chirurgie reconstructrice du vagin ou du pénis.

 

Après la chirurgie

L’opération chirurgicale peut être suivie par un traitement de radiothérapie ou de chimiothérapie pour éliminer les cellules tumorales résiduelles et diminuer le risque de récidive du cancer de l’urètre.

Le choix du protocole de soins est discuté au moment du diagnostic lors d’une réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) avec plusieurs spécialistes. Chaque traitement est adapté en fonction des patients. Le plan de traitement vous est ensuite proposé lors d’une consultation avec votre urologue.

 

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