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Le syndrome génito-urinaire de la ménopause (SGUM) touche de nombreuses femmes qui traversent ou ont traversé la ménopause. Ce trouble regroupe plusieurs symptômes génitaux et urinaires qui peuvent impacter significativement la qualité de vie. Parmi les traitements disponibles, le PRP (Plasma Riche en Plaquettes) permet de réduire efficacement et durablement les symptômes liés au SGUM.

Syndrome génito-urinaire de la femme : généralités

Le syndrome génito-urinaire de la femme ou de la ménopause (SGUM) est une affection qui résulte principalement de la diminution des hormones œstrogènes à la ménopause. Cette baisse hormonale entraîne des modifications au niveau des tissus vaginaux et urinaires, qui deviennent plus fins, moins élastiques et plus secs.

Les symptômes du SGUM sont variés, mais les plus courants incluent la sécheresse vaginale, les douleurs lors des rapports sexuels (dyspareunie), et une diminution de la lubrification naturelle. Les troubles urinaires associés au SGUM, comme l’incontinence urinaire d’effort et les infections urinaires récurrentes, sont liés au relâchement des tissus du plancher pelvien et de l’atrophie des muqueuses.

Par ailleurs, les changements dans la flore vaginale, causés par la baisse des œstrogènes, augmentent le risque d’infections urinaires et vaginales.

Traiter ces symptômes n’est pas une obligation, mais c’est une option possible, parfois méconnue, qui peut considérablement améliorer le bien-être général des femmes qui souffrent du SGUM.

Traitement du syndrome génito-urinaire par PRP

Le PRP (Plasma Riche en Plaquettes) est un traitement qui utilise le pouvoir des plaquettes sanguines pour stimuler la régénération des tissus endommagés ou atrophiés. Le traitement consiste à prélever une petite quantité de sang de la patiente, qui est ensuite centrifugée pour isoler le PRP. Le plasma obtenu, riche en facteurs de croissance, est ensuite injecté dans les tissus affectés du vagin et, si nécessaire, au niveau du plancher pelvien pour traiter l’incontinence urinaire.

Le PRP agit directement sur plusieurs symptômes du SGUM. D’une part, il permet de restaurer la lubrification naturelle du vagin en stimulant la production de collagène et en améliorant l’élasticité des tissus vaginaux. Il réduit ainsi la sécheresse vaginale et les douleurs lors des rapports sexuels. D’autre part, le PRP favorise la régénération des muqueuses et des tissus du plancher pelvien, ce qui renforce la structure du vagin et de l’urètre. Il peut permettre ainsi de diminuer l’incontinence urinaire d’effort en améliorant la résistance des tissus à la pression intra-abdominale.

Le traitement PRP intime offre ainsi une solution globale pour les femmes souffrant de multiples symptômes du SGUM. Il est possible
d’associer les injections vaginales de PRP seul (ou PRP et acide hyaluronique) et des séances de laser vaginal en alternant à intervalle d’un mois ces séances, en suivant 3 de chaque.

L’association du Plasma Riche en Plaquettes (PRP) et de l’acide hyaluronique (AH) offre une approche innovante pour traiter le syndrome génito-urinaire de la ménopause (SGUM).

Lorsqu’ils sont mélangés dans un système hermétique, l’acide hyaluronique agit comme un échafaudage bioactif permettant une libération progressive des facteurs de croissance du PRP, amplifiant ainsi ses effets réparateurs. Ce processus optimise la réhydratation et la restauration des tissus vaginaux, tout en renforçant leur structure.

Ce mélange améliore également la lubrification naturelle et réduit les douleurs liées à la sécheresse ou à la perte d’élasticité, symptômes fréquents du SGUM. Par ailleurs, cette association peut renforcer les tissus du plancher pelvien, offrant un bénéfice significatif dans la gestion de l’incontinence urinaire d’effort.

Ainsi, l’approche combinée constitue une avancée prometteuse pour les femmes cherchant un traitement global et non invasif pour traiter le syndrome génito-urinaire de la ménopause.

Syndrome génito urinaire de la femme Traitement par PRP

 

Comment se déroule une séance de traitement par PRP pour le SGUM ?

Le traitement PRP pour le SGUM nécessite tout d’abord un prélèvement sanguin sur la patiente, généralement au niveau du bras, de la même manière qu’une prise de sang classique. Le sang prélevé est ensuite placé dans une centrifugeuse qui va séparer le plasma riche en plaquettes du reste des composants sanguins. Ce processus permet d’obtenir un concentré de plaquettes contenant de nombreux facteurs de croissance capables de stimuler la régénération tissulaire.

Une fois le PRP prêt, il est injecté directement dans les zones cibles sous anesthésie locale : les parois vaginales et le plancher pelvien. Cette étape du traitement peut être réalisée en ambulatoire, et la durée totale de la séance varie entre 30 et 60 minutes en fonction de la quantité de PRP injectée et des zones à traiter.

Le PRP agit ensuite en déclenchant un processus naturel de réparation tissulaire. Les patientes peuvent ressentir une légère sensation de chaleur ou de picotement.

Le traitement PRP est habituellement bien toléré et provoque peu d’effets secondaires. Les patientes peuvent reprendre leurs activités normales immédiatement, mais il est recommandé d’éviter les activités physiques intenses et les rapports sexuels pendant quelques jours. Le traitement peut être répété en fonction des besoins de chaque patiente pour maintenir ou renforcer les résultats obtenus.

 

Résultats du PRP pour le syndrome génito-urinaire

Les résultats du traitement par PRP pour le SGUM apparaissent progressivement, avec des améliorations dans les semaines qui suivent l’injection.

Les patientes pourront observer une meilleure lubrification vaginale, ce qui permet de réduire les douleurs lors des rapports sexuels et d’améliorer la satisfaction sexuelle.

Par ailleurs, le PRP aide à renforcer les tissus du plancher pelvien, et peut diminuer l’incontinence urinaire d’effort, ce qui améliore considérablement la qualité de vie des patientes en leur permettant de reprendre leurs activités quotidiennes sans crainte de fuites urinaires.

Le traitement par PRP offre un taux de satisfaction élevé, notamment en raison de son caractère naturel et de son innocuité. Les effets secondaires sont rares et généralement bénins, tels que des douleurs légères au site d’injection ou un petit hématome, qui disparaissent rapidement. Le PRP étant dérivé du sang de la patiente elle-même, le risque de réactions allergiques ou de rejet est donc pratiquement nul.

Pour certaines patientes, plusieurs séances peuvent cependant être nécessaires pour obtenir les résultats souhaités, mais une seule injection peut déjà suffire à améliorer les symptômes de manière significative.