Selon une étude récente, de nouveaux biomarqueurs urinaires permettraient de mieux sélectionner les patients à risque de présenter un cancer de prostate pour limiter le risque d’avoir des biopsies prostatiques négatives.

Ces conclusions font suite à des travaux cliniques menés conjointement par des chercheurs australiens et américains. Les auteurs révèlent que l’analyse de certains biomarqueurs permettrait de mieux cerner les indications des biopsies prostatiques.

Mieux comprendre l’impact des biomarqueurs tumoraux présents dans les urines sur l’évolution du cancer de prostate

Le marqueur tumoral de référence dans le diagnostic et la surveillance du cancer de prostate est aujourd’hui le PSA, présent dans le sang. L’étude s’est concentrée sur quatre biomarqueurs tumoraux : 4 Kscore, PHI, MDX et EPI dont 3 seraient présents dans les urines. Les scientifiques ont ainsi comparé le rapport coût/efficacité de ces marqueurs entre eux, ainsi que leur intérêt dans le diagnostic de cancer combiné à l’imagerie en coupe par IRM de prostate.

Pour faciliter ces recherches, un modèle de patient type a été créé : tous avaient un PSA élevé (supérieur à 3 ng/ml). Ces patients ont bénéficié d’une échographie prostatique transrectale ou du dosage de l’un des marqueurs tumoraux précédemment cités afin de juger du bien-fondé de la réalisation d’une biopsie prostatique. Un autre modèle a été conçu incluant des cancers prostatiques diagnostiqués tardivement et symptomatiques au moment du diagnostic.

Des seuils minimaux ont été définis pour ces différents marqueurs afin de déterminer des valeurs normales, et des limites hautes à partir desquelles la biopsie prostatique devrait être prescrite. À l’inverse, une limite basse limitait le recours à la biopsie et faisait plutôt s’orienter vers une surveillance.

Par ailleurs, le coût de ces dosages et techniques a été évalué et révèle qu’un dosage des biomarqueurs a un coût bien moins élevé que la réalisation d’un examen d’imagerie médicale comme l’échographie. Cependant, il existe des disparités de coût au sein même de ces biomarqueurs : le MDX serait le plus cher. Le 4 Kscore, s’il est déterminé, pourrait indiquer une survie plus longue.

La réalisation du dosage de ces marqueurs, à l’exception du PHI, éviterait le recours à la biopsie prostatique chez un tiers des patients. Les tests seraient fiables, puisque seulement un cas de cancer prostatique de haut grade (sur 1 000 patients testés) n’aurait pas été détecté.

Limiter le risque de prescrire des biopsies de prostate négatives représenterait un véritable bénéfice pour le patient comme pour l’équipe de soins.

 

Références

  1. The Journal of Urology— Sathianathen NJ et coll. : Incorporating biomarkers into the primary prostate biopsy setting: a cost-effectiveness analysis. J Urol., 2018; 200:1215–1220: https://www.auajournals.org/doi/10.1016/j.juro.2018.06.016
  2. Diagnostic du cancer de prostate — Société canadienne du cancer: http://www.cancer.ca/fr-ca/cancer-information/cancer-type/prostate/diagnosis/?region=mb

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