Les tumeurs primitives de l’urètre sont plutôt rares, puisqu’elles représentent seulement 1 % de tous les cancers. Comme pour toutes tumeurs malignes, il en existe différents types en fonction des cellules à partir desquelles elles se développent. Les tumeurs primitives de l’urètre les plus courantes sont le carcinome épidermoïde, l’adénocarcinome et le carcinome urothélial. Le pronostic vital dépend fortement du stade de la maladie au moment du diagnostic.

 

Qu’est-ce qu’une tumeur primitive de l’urètre ?

Les tumeurs primitives de l’urètre peuvent toucher les hommes comme les femmes. Elles se forment soit à partir des cellules présentes dans l’épithélium urétral, soit à partir de celles présentes dans les glandes périurétrales.

Il existe différents types histologiques, selon le tissu où prend naissance le cancer. De fait, il existe des différences entre les tumeurs primitives urétrales chez les hommes et chez les femmes, en raison des différences anatomiques imputables aux deux sexes.

Malgré le caractère rare de ce type de cancers, on peut noter une augmentation de l’incidence avec l’âge. Ainsi, ces tumeurs primitives sont généralement diagnostiquées chez les personnes âgées d’environ 60 ans. Par ailleurs, elles seraient plus fréquentes chez les femmes que chez les hommes selon certaines études. D’autres contredisent néanmoins cette répartition.

 

La tumeur primitive de l’urètre chez la femme

Les cancers de l’urètre les plus fréquents sont :

  • le carcinome épidermoïde (44,9 %), qui se forme à partir du sphincter externe ;
  • l’adénocarcinome (26,8 %), qui prend naissance dans les glandes de Skene (près du méat urétéral). Ils peuvent être à cellules claires, mucineux ou prostatique (origine embryonnaire) ;
  • le carcinome urothélial (21,7 %), qui se développe dans le sphincter interne.

 

La tumeur primitive de l’urètre chez l’homme

Chez l’homme, on retrouve les trois mêmes types histologiques comme tumeurs de l’urètre les plus fréquentes :

  • le carcinome épidermoïde (68 %) ;
  • le carcinome urothélial (17,5 %) ;
  • l’adénocarcinome (4,6 %).

Ces trois types de carcinomes peuvent toucher l’urètre bulbaire.

Les tumeurs urothéliales sont rares au niveau prostatique (3 % des tumeurs de prostate). En règle générale, il s’agit de tumeurs de l’urètre et de tumeurs formées dans les canaux prostatiques et éjaculateurs.

Par ailleurs, les adénocarcinomes prostatiques qui s’étendent dans l’urètre ne font pas partie des tumeurs primitives de l’urètre prostatique. Les carcinomes mucineux, papillaires ou ceux s’apparentant aux tumeurs salivaires se développent à partir des glandes de Cooper.

Les tumeurs de l’urètre pénien sont considérées comme :

  • carcinomes épidermoïdes et urothéliaux qui se développent à partir de l’épithélium pseudostratifié avec îlots malpighiens ;
  • adénocarcinomes mucineux ou papillaires qui se forment dans les glandes de Littré.

 

Cancers primitifs de l’urètre : symptômes

Le diagnostic d’une tumeur primitive de l’urètre peut être difficile. En effet, elles sont souvent confondues avec des maladies inflammatoires chroniques qui présentent les mêmes signes cliniques. En moyenne, cela résulte en un retard de diagnostic d’environ 7 mois et demi.

Toutefois, 94 % des tumeurs primitives de l’urètre sont symptomatiques.

Les symptômes les plus fréquemment observés sont :

  • une obstruction ;
  • une urétrorragie (présence de sang au méat urétral) ;
  • une irritation ou des brûlures mictionnelles ;
  • une hématurie (présence de sang dans l’urine) ;
  • des douleurs au niveau du pelvis et/ou du périnée.

Ces signes cliniques ne sont pas fatalement évocateurs d’une tumeur maligne de l’urètre et peuvent tout à fait révéler une autre pathologie. C’est pourquoi il est important de consulter votre médecin pour écarter le moindre doute et poursuivre les investigations si nécessaire.

 

Diagnostic d’une tumeur primitive urétrale

Comme pour tout diagnostic de cancer, le diagnostic des tumeurs primitives de l’urètre repose sur plusieurs étapes.

La première est la consultation auprès d’un urologue. Durant ce rendez-vous, un interrogatoire détaillé ainsi qu’un examen clinique sont réalisés. L’examen clinique permet de palper toute lésion ou masse anormale présente. Dans 30 % des cas, les ganglions lymphatiques inguinaux sont atteints et palpables. Dans la majorité de ces cas, cela signifie que le cancer est métastatique (contrairement aux tumeurs du pénis).

En cas de doute, un examen sous anesthésie est réalisé. Il consiste à réaliser un bilan pelvien puis à réaliser une urétrocystoscopie avec biopsies.

Si ces examens reviennent positifs, un bilan d’extension est alors programmé. Celui-ci permet de contrôler l’étendue de la maladie. Dans ce contexte, l’urologue peut être amené à prescrire des examens complémentaires comme l’IRM ou encore le scanner.

C’est avec l’ensemble des résultats de ces examens que le diagnostic peut être posé de façon formelle avant de pouvoir proposer une prise en charge thérapeutique adaptée.

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