Les tumeurs urétrales malignes (ou cancer de l’urètre) se développent sur le conduit qui relie la vessie (et les canaux éjaculateurs, chez l’homme) à l’extérieur de l’organisme. Le traitement de ces tumeurs malignes de l’urètre dépend notamment du type de tumeur et de l’état général du patient. Lorsqu’il est diagnostiqué précocement, les chances de survie sont augmentées.

 

Qu’est-ce qu’une tumeur urétrale maligne ?

Les tumeurs urétrales malignes sont plutôt rares. Elles apparaissent généralement chez les personnes âgées de plus de 50 ans. Elles touchent les hommes et les femmes. Il est toutefois plus fréquent chez les femmes. Certaines souches de papillomavirus humains (HPV) sont imputables à l’apparition d’un cancer de l’urètre, chez certains individus. En revanche, les autres facteurs de risque et les causes d’apparition sont pour l’instant mal connus.

Les tumeurs urétrales malignes ont tendance à être diagnostiquées à un stade avancé. En effet, ces lésions peuvent être asymptomatiques lorsqu’elles sont à un stade précoce. Par ailleurs, elles envahissent rapidement les tissus et organes avoisinants (ganglions inguinaux externes, ganglions pelviens…).

 

Tumeurs urétrales malignes : symptômes

Les symptômes sont présents dans 94 % des nouveaux cas de cancer de l’urètre.

Chez la femme

La présence de sang dans l’urine (hématurie) est généralement le premier signe clinique à apparaître. Chez certaines patientes, la quantité est infime et ne peut être visualisée qu’au microscope. Chez d’autres, le sang est bien rouge et visible dans les urines.

De plus, on note bien souvent une obstruction ou une rétention d’urine. La plupart des patientes font état d’antécédents de pollakiurie ou de syndrome urétral (hypersensibilité des muscles du plancher pelvien).

Peuvent aussi apparaître des excroissances malignes (fragiles et sanguinolentes) au niveau du méat urétral.

Chez l’homme

La sténose urétrale est également présente chez l’homme, provoquant une obstruction des urines. La miction devient alors plus lente et difficile.

Les hématuries sont rares.

On peut néanmoins observer chez certains patients une masse, lorsque la tumeur urétrale a évolué.

Des douleurs et irritations à la miction sont possibles chez les femmes comme chez les hommes.

Dans 30 % des cas, les ganglions sont touchés. On estime qu’environ 90 % de ces cas (ganglions palpables) sont métastatiques.

 

Diagnostic de tumeur urétrale maligne

Pour établir le diagnostic, la première étape consiste à réaliser un examen clinique initial lors d’une consultation. Chez certains patients, le médecin retrouve une masse au niveau du périnée ou de l’urètre. Parfois, il existe une fistule urétrale ou un abcès chez les personnes âgées.

Puis, il est nécessaire de compléter ce premier examen clinique par un examen pelvien réalisé sous anesthésie (palpation bimanuelle de la lésion, des aires ganglionnaires, touchers pelviens…), une urétrocystoscopie (endoscopie de l’urètre) et des biopsies.

Enfin, des examens complémentaires comme un scanner ou une IRM sont parfois nécessaires, pour compléter le diagnostic.

 

Tumeurs de l’urètre : traitement

La prise en charge thérapeutique des tumeurs urétrales malignes dépend des caractéristiques de celles-ci et de leur stade. Bien souvent, les spécialistes ont recours à la chirurgie, la radiothérapie, la chimiothérapie ou encore la surveillance. Le choix du traitement est décidé en Réunion de Concertation Pluridisciplinaire (RCP).

La surveillance

La surveillance est parfois envisagée si une tumeur est découverte chez un patient âgé, ou atteint par d’autres pathologies qui fragilisent son état de santé global.

La chirurgie

C’est l’option la plus souvent choisie. La technique dépend de l’emplacement initial de la masse, de son extension et de son volume.

Si la tumeur est petite, peu étendue et superficielle, le geste peut être une cystoscopie, une résection au laser, une résection transurétrale ou une électrocoagulation (fulguration).

Par contre, en présence d’un cancer étendu ou d’une tumeur d’une certaine taille, il faut avoir recours à une chirurgie plus invasive. L’objectif majeur de cette chirurgie est de conserver le plus possible les organes urinaires et génitaux pour optimiser la qualité de vie des patients. Cependant, lorsque la tumeur urétrale maligne a envahi d’autres organes de façon conséquente, alors l’intervention peut impliquer :

  • l’exérèse de l’urètre, de la vessie, de la prostate, du pénis (partielle ou totale) et des ganglions lymphatiques chez l’homme ;
  • l’exérèse de l’urètre, du vagin, de la vessie et des ganglions lymphatiques chez la femme.

La chirurgie reconstructrice du vagin ou du pénis est possible en cas d’exérèse de ces organes.

 

La radiothérapie et la chimiothérapie

Après la chirurgie, les médecins peuvent proposer un traitement de radiothérapie externe ou une chimiothérapie. Ces deux traitements consistent à détruire les cellules tumorales restantes et réduire le risque de rechute de tumeur urétrale maligne.

 

Source :

Tumeurs urétrales malignes – Par J. Ryan Mark , MD, Sidney Kimmel Cancer Center at Thomas Jefferson University. Dernière révision totale sept. 2019 | Dernière modification du contenu sept. 2019.

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