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L’après cancer du rein peut être vécu de différentes manières, selon les patients qui en sont atteints. Pour certains, cela signe la fin de la maladie, mais la possible crainte d’une rechute. Pour d’autres, chez qui le cancer du rein ne disparaît jamais complètement, la fin des traitements n’est jamais totale et il peut arriver que d’autres thérapies soient mises en place. Il leur faut alors apprendre à vivre au quotidien avec la maladie. Quelle que soit votre situation, la vie après un cancer nécessite un suivi médical rapproché.

 

Quelle surveillance après un cancer du rein ?

À la fin des traitements du cancer du rein, votre équipe médicale met en place un suivi alterné pour continuer votre surveillance. Ces rendez-vous de consultations sont importants pour contrôler chaque signe clinique inhabituel et s’assurer de l’absence de récidive de la maladie. Les consultations sont généralement alternées entre les différents spécialistes qui vous ont suivi durant votre parcours patient, à savoir : votre oncologue, votre chirurgien urologue, votre radiothérapeute…

Par ailleurs, ces consultations de suivi sont l’occasion de maîtriser les possibles effets secondaires engendrés par les traitements du cancer, comme la chimiothérapie ou la radiothérapie. En plus des consultations médicales, la surveillance post-cancer du rein peut impliquer la réalisation d’examens de contrôle, comme des prises de sang ou des examens d’imagerie médicale.

Il est très important de communiquer à votre médecin chaque nouveau symptôme ou souci de santé, car il pourrait signifier une récidive du cancer, révéler la présence d’une autre pathologie ou d’un second cancer.

 

Fréquence du suivi après-cancer du rein

La fréquence des consultations alternées dépend du traitement reçu, des caractéristiques de votre tumeur rénale, mais aussi du risque de rechute de la maladie. Pour les patients traités pour un cancer du rein de stade précoce, les consultations de suivi avec examen clinique et examens complémentaires peuvent être annuelles pendant les deux années qui suivent le traitement.

Pour les patients traités pour un cancer du rein de stade plus avancé, les consultations et examens complémentaires peuvent avoir lieu tous les 3 à 6 mois durant 3 ans, puis une fois par an pendant 2 ans. Bien sûr, ce calendrier prédictif varie d’un patient à un autre, en fonction des recommandations de votre médecin.

 

L’importance du soutien familial, social et psychologique

Après un traitement anti-cancer, il est normal que certaines personnes se sentent démunies, voire abandonnées. C’est pourquoi il est très important de conserver une vie sociale, bien entourée. La famille et les amis sont un soutien non négligeable pour traverser ses épreuves et faire face à l’après cancer.

Il est aussi possible de se tourner vers des professionnels pour accompagner cette nouvelle étape. Psychologues, assistants sociaux ou groupes de soutien sont autant de possibilités à ne pas négliger face aux difficultés qui peuvent survenir après la maladie.

 

Comment réduire le risque de récidive du cancer du rein ?

Certains facteurs de risque sont modifiables. Cela signifie qu’il est possible d’agir dessus en modifiant certaines habitudes de notre quotidien. On sait par exemple que la consommation de tabac augmente le risque de survenue de cancer, dont le cancer du rein. Il est donc vivement recommandé d’arrêter de fumer pour éviter les risques de rechute.

Par ailleurs, il est aussi conseillé de conserver une alimentation saine et de pratiquer une activité physique quotidienne pour rester en bonne santé et contribuer à apporter tous les nutriments nécessaires à l’organisme ainsi qu’une bonne oxygénation des cellules.

Le maintien d’un poids santé peut aussi aider à rester en bonne santé. L’obésité et le surpoids pourraient en effet être des facteurs de risque de survenue de maladies comme le cancer.

Après cancer du rein - hygiène de vie

L’utilisation de compléments alimentaires n’a, pour l’heure, pas été directement liée à la baisse du risque de rechute. Cela ne signifie pas que leur prise est inutile, mais aujourd’hui, aucun n’a été défini comme facteur protecteur face au cancer du rein. Si vous souhaitez prendre des compléments alimentaires, discutez-en avec votre médecin ou l’équipe médicale chargée de votre suivi pour plus de sécurité.

 

En cas de rechute du cancer du rein

Si la maladie montre des signes de récidive, un bilan est fait pour déterminer les caractéristiques du cancer et sa localisation. Ces éléments sont indispensables pour choisir un nouveau plan de traitement. Par ailleurs, vos précédents traitements ainsi que votre état de santé actuel seront pris en compte. Les options thérapeutiques possibles comprennent la chimiothérapie, la radiothérapie, la chirurgie, l’immunothérapie et les thérapies ciblées. Ces traitements peuvent être proposés seuls ou associés entre eux pour plus d’efficacité.

De plus, des traitements médicaux peuvent être prescrits pour soulager les symptômes liés à la maladie.

 

Second cancer après le traitement du cancer du rein

Malheureusement, les personnes traitées pour un cancer du rein ne sont pas immunisées contre la survenue d’un nouveau cancer. L’apparition d’un second cancer signifie qu’il ne s’agit pas du cancer du rein qui revient, mais bien d’un autre cancer, différent. Un cancer qui revient après un traitement est appelé une récidive ou rechute. Mais certains patients peuvent voir apparaître plus tard une nouvelle tumeur, non-apparentée à la tumeur initiale. On parle alors de second cancer.

Les personnes qui ont déjà eu un cancer peuvent être touchées par les mêmes types de cancers que les personnes qui n’ont jamais eu de tumeurs. En fait, elles peuvent même avoir un risque plus élevé de voir apparaître certains types de cancer, comme le cancer de la vessie, le cancer de l’uretère, le cancer de la prostate, le cancer de la thyroïde, ou encore le mélanome de la peau.

Par ailleurs, le risque de survenue d’un deuxième cancer du rein est plus haut chez les personnes qui ont été diagnostiquées avant 50 ans.

 

Comment réduire le risque de voir apparaître un second cancer ?

Les recommandations restent les mêmes que celles pour réduire le risque de survenue de tout cancer, à savoir : l’adoption d’une alimentation saine, le maintien d’un poids de santé, l’arrêt du tabac, la pratique d’une activité physique régulière, la réduction de sa consommation d’alcool…

Ces recommandations permettent aussi de réduire les risques d’autres problèmes de santé, comme les maladies cardio-vasculaires.

 

Bibliographie

American Cancer Society : Living as a Kidney Cancer Survivor