Le suivi médical fait partie prenante du traitement du cancer de la prostate et de sa réussite sur le long terme.

Cette étape des soins permet de détecter précocement toute récidive de la maladie ainsi que d’accompagner le patient tout au long de son rétablissement, notamment pour surveiller l’apparition d’éventuelles complications.

Les traitements utilisés dans la lutte contre le cancer de la prostate étant particulièrement agressifs, ils sont en effet susceptibles d’engendrer des effets indésirables, parfois durables, qui méritent d’être pris en charge.

 

À quoi sert le suivi médical après les différents traitements du cancer de la prostate ?

Le suivi médical permet de surveiller l’apparition de récidives et de s’assurer que le patient récupère normalement après une thérapie agressive.

Durant les visites de suivi, l’équipe médicale recherche d’éventuels effets secondaires consécutifs aux traitements mis en œuvre pour lutter contre la maladie, ainsi que des signes pouvant évoquer une rechute. Il s’agit d’un aspect primordial du traitement du cancer, ce dernier étant considéré comme une maladie longue durée dont les récidives, fréquentes, doivent faire l’objet d’une surveillance adaptée au profil du patient et à la nature du cancer traité.

Un diagnostic précoce des éventuelles rechutes est, en effet, primordial pour offrir au patient le meilleur pronostic et/ou éviter de nouveaux traitements très agressifs.

Enfin, le suivi médical après un traitement contre le cancer permet aussi d’apporter au patient des soins de support destinés à l’aider à surmonter cette épreuve et à retrouver une qualité de vie satisfaisante.

 

Déroulement et fréquence des visites médicales de suivi après un cancer de la prostate

Le déroulement et la planification du suivi dépendent des thérapies retenues dans l’élaboration du protocole de traitement. En fonction des thérapies privilégiées (chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie, etc.), le patient sera amené à revoir différents spécialistes, chacun se chargeant de la surveillance des effets secondaires du traitement qu’il a mis en œuvre.

Les risques de récidive étant plus importants dans les 5 ans suivant le traitement du cancer, les visites de suivi sont plus fréquentes au cours de cette période (tous les 3 à 6 mois) puis s’espaceront à partir de la sixième année (tous les 12 mois).

 

Les examens médicaux de suivi après un cancer de la prostate

IRM cancer de la prostateLe suivi médical comprend toujours une phase d’enquête qui permet à l’équipe soignante de rechercher des signes ou symptômes évoquant une récidive ou des effets secondaires. Dans le cas du cancer de la prostate, le suivi permet de s’assurer que les organes voisins de la prostate n’ont pas été endommagés par la chirurgie ou la radiothérapie.

Au cours de cette phase de suivi, l’équipe soignante questionne habituellement le patient au sujet de sa santé intestinale, urinaire et sexuelle, et le médecin procède à un examen clinique incluant un toucher rectal.

Un test sera généralement prescrit pour mesurer le taux d’Antigène Prostatique Spécifique (« APS » ou « PSA » en Anglais), afin de s’assurer de l’efficacité du traitement. Le PSA est une protéine produite par les tissus de la prostate. Le taux de PSA devrait donc être très bas à la suite d’un traitement réussi par prostatectomie.

En cas de traitement par chimiothérapie ou radiothérapie, le taux de PSA diminue progressivement et s’avère donc moins révélateur dans les semaines qui suivent l’intervention. Des analyses sanguines peuvent également être prescrites pour analyser le taux de testostérones du patient, notamment en cas de traitement par hormonothérapie, ainsi que pour évaluer d’autres marqueurs pouvant révéler des dysfonctionnements à niveaux d’autres organes.

Les traitements contre le cancer de la prostate étant particulièrement agressifs, ils sont en effet susceptibles d’altérer le fonctionnement d’organes sains (notamment la chimiothérapie et la radiothérapie). Une évolution de la maladie, via la formation de métastases attaquant d’autres organes, peut aussi être détectée à travers une prise de sang.

Plus rarement, une biopsie de la prostate pourrait être nécessaire lorsque le traitement n’a pas nécessité l’ablation de l’organe dans sa totalité, généralement lorsque la maladie a été détectée à un stade très précoce.

Enfin, des examens d’imagerie médicale ( uro-scanner, uro-IRM, etc.) peuvent aussi être réalisés en cas de suspicion de rechute ou pour surveiller l’évolution et la cicatrisation d’une zone opérée. Le suivi médical est un aspect crucial de la réussite du traitement du cancer de la prostate, même s’il peut sembler décourageant aux vues du nombre de spécialistes susceptibles d’intervenir et des différents examens à réaliser.

La pleine coopération du patient est, par ailleurs, indispensable pour permettre à l’équipe médicale de détecter précocement des signes de récidive ou des symptômes d’effets secondaires nécessitant des soins.

Par ailleurs, il est crucial que le patient ne néglige aucun symptôme et n’hésite pas à prendre contact avec son équipe médicale entre deux rendez-vous de suivi pour lui faire part de ses inquiétudes ou d’éventuelles anomalies qu’il pourrait remarquer.

 

Bibliographie:

  1. https://www.e-cancer.fr/Patients-et-proches/Les-cancers/Cancer-de-la-prostate/Suivi ;
  2. https://www.urofrance.org/base-bibliographique/suivi-du-cancer-de-la-prostate

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